A  la fois matiériste par le traitement généreux de la pâte, la technique mixte, les projections et les inclusions,
et coloriste par un choix chromatique inédit et judicieux, cette artiste contemporaine semble au premier abord,
incliner vers l’abstraction. Mais il s’agit d’un parti pris, celui de laisser la forme s’extraire progressivement de la matière
et finalement animer l’ensemble de l’œuvre.


Quant au référent, le corps, Nadine DEFER aime aussi le présenter par fragments ;
c’est à dire tel que nous le vivons, sensuel.
Ces fragments, elle les assemble, les organise, les articule, à la recherche d’un ensemble plus dynamique, « kinesthésique ».
Il y a ici une esthétique du fragment qui interroge, un travail qui vient contester cette image de soi,
ce reflet trompeur qui nous captive.

                                
                                          H.R